Une Plume d'argent sur l'Escalier

Publié le par Ernest J. Brooms

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Urban Poètes, c'est un site et un forum ouvert à la poésie, à la chanson, au slam, aux textes courts... et la jeunesse est au rendez-vous ! "Après deux mois d'existence, nous avons décidé de récompenser les meilleurs écrits. Voici donc les lauréats de cette première section. Vous pourrez retrouver les oeuvres des différents vainqueurs dans une nouvelle section nommée "Plume d'Or". (Mars 2008)
Plume d'or : Mes compagnons, mes potes - Lomel
Plume d'argent : L'escalier - Brooms
Plume de bronze : Flootaison - Lulli

 
L’escalier d'E. J. Brooms (slam)

J’habite près du ciel, sous la lucarne de la soupente, et si tu viens faut de la patience
Il est long l’escalier, qui mène au quatrième étage mais là tu pourras te reposer

Premières marches, premières difficultés, ton pas manquera surtout d’assurance
Et si tu tombes, relève-toi, repars et tu verras tout ira bien jusqu’au premier
Au début c’est comme un jeu qui ne prend rien au sérieux, le temps de l’insouciance
Tu ne vois pas le temps passer, l’heure est à l’éternité quand tu atteins le premier pallier
Faut te reposer, reprendre ton souffle et repartir droit devant sans jamais te retourner
Ton pas sera plus ferme, tu redresseras la tête et trembleras de tous tes sens
La beauté te croisera sans un regard sous son fard, jouant à celle qui s’en balance
Et si elle daigne te regarder, pas question d’hésiter pour l’inviter à quelques pas de danse
Je te le dis, tu peux me croire, si tu la vois, profites-en, elle s’en ira vers d’autres sans tarder
Quand t’ auras disparu, elle voudra te retrouver, trop tard, l’oiseau se sera envolé
Voilà c’est foutu, le bonheur est descendu et quoi que tu penses, c’est sans importance

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M
Tout d' abord, merci de m'accueillir dans ta communauté.Souvent dans le slam la musique est presque inutile, et sur ton escalier celle des mots suffit.
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G
Ton texte"slam" fait évidemment directement penser à GCM (la musique en moins...). Très beau texte,bien rythmé...Mais à mon âge, le bonheur peut aussi se retrouver au rez-de-chaussée. Amitiés
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P
Même du côté du slam tu as la flamme,  Bravo Ernest !
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R
Quand montions-nous 4 étages sans nous soucier d'être essoufflé?Quand nous étions étudiants, ou à l'armée. On avait la forme et la hauteur ne nous faisait pas peur.Bravo pour ton poème, beau moment de réflexion..
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F
c'est magnifique, intense. j'entends même la musique!big bisous
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