Balade en Toscane - Framastro
La belle Toscane entre ciel et terre bordée par la mer me chavirait par sa beauté, ses collines sont gracieuses et veloutées, sur son doux velours le paradis a pris en ces lieux son séjour de prédilection. Sa lumière a inspiré tant de peintres, qui par ses collines se sont promenés, baignés, dans une sorte de génie perpétuel. Sur mon chemin tout semblait être en parfaite harmonie, la flore semblait heureuse, d’habiter un lieu aussi pittoresque.
Le cyprès tel un menhir vert, embaumé, et son parfum m’enivrait le cœur. Il se dresse majestueux sur le dos des reliefs courbés, comme pour mieux en souligner leurs formes.
Altiers le long des chemins tels des gardiens enchantaient, leurs silhouettes au loin, donne une maestria au tableau, qui semble être la touche finale d’un coup de pinceau de Botticelli, qui termine son chef-d’œuvre avec virtuosité.
Lorsque que le souffle d’Eole vient caresser sa faîte, il frémit en dansant légèrement, et sa cime se mut comme la pointe d’un pinceau de soie, qui paraît dessiner les nuages du ciel.
J’avais en tête une multitude d’images, ma balade ne faisait que commencer et déjà mon carnet de notes était rempli d’impressions, il me semblait n’avoir fait que quelques pas et déjà je voyais au loin les toits en terre cuite des maisons florentines qui entouraient le Campanile de Giotto et la très belle cathédrale Ste Marie de la Fleur et que surplombe l’incroyable coupole de Brunelleschi, j’avais parcouru les six kilomètres qui me séparaient de Florence, en quelque instants !
Le temps m’avait joué un joli tour de magie comme il en a le don.
C’est ici sur ces hauteurs qu’on appelle le Mont Ceceri que Leonard de Vinci vint croquer les oiseaux dans leurs voles pour en déchiffrer les secrets, et où il entreprit ses expériences pour défier l’apesanteur.
Soudain je fus retiré de mes pensées, comme surgies à l’instant autour de moi, s’étendaient des oliviers par centaines.
Ces êtres devenus pour quelque uns centenaires, me parurent comme des complices de voyage, qui vous disent que le temps qui passe peut prendre différentes apparences et vous émerveiller.
Par sa présence, ici comme l’olivier, aux feuilles argentées décorées.
J’étais en bonne compagnie et je décidais de m’assoir adossé a un des centenaires qui m’invitait pour une méridienne, il faisait chaud et déjà un autre bonheur vint me prendre, mes yeux se fermaient, je découvrais ébahi, mes songes se mélangeant à mes souvenirs : « Les tournesols sourieurs ont mis leurs corolles vertes qui entourent leur soleil jaune, aux grains de beauté, ces étoiles aux pédoncules vertes se rassemblent le jour sur la terre des dieux, elles observent leur cousine, le soleil et elles ne la quittent jamais du regard, de peur de sombrer.
Et quanq la nuit les tournesols s’élèvent dans les cieux elles viennent décorer la voûte céleste pour mieux envoûter les nuits des poètes toscans et les ensorceler, et qui leur fait dire, que les tournesols ont étés inventés par les dieux, pour que les hommes puissent regarder le soleil dans les yeux ».