Il me faudrait un texte… Ernest J. Brooms

Publié le par Ernest J. Brooms

Il me faudrait un texte qui habiterait ma tête. Magnifique, libre, doux et violent, dur et tendre, d’agression, de soumission, d’amour et de haine.
Il serait de toutes les couleurs, franches et pastels. Les couleurs du ciel et de la terre, du jour, de la nuit.
Il vibrerait de sons riches et pleins, harmoniques, distordus, des aiguës altières aux graves profondes.
Je le dessinerais de lettrines, d’enluminures, d’arabesques, de tags, de gothiques, de graffiti. Calligraphie de l’âme, brouillon des désespoirs.
Il faudrait le chanter, le déclamer, l’acclamer, le murmurer, le gueuler, l’articuler. L’écrire sur les murs, l’eau des rivières, sur la pierre, sur papier vergé. Le lire du bout de doigts, tout le long des cils, en corps à corps.
Je le voudrais d’aventure, courtois, vulgaire, d’histoire et d’anticipation, d’aujourd’hui, du moment qui fuit. De drame et de joie. Très court et long à lire. D’encre et de crayon. Une histoire fantastique, une épopée fanatique, d’apocalypse, de création, de vérité, de mensonge, de brebis et de loup, de serpents et de colombes. Il serait prose et poésie.
Un texte à boire, à mâcher, à déguster. A avaler.

Ne reste plus qu’à l’écrire…

EJB

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Publié dans Mes Nouvelles

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A
J'ai des doute...que tu es devant la feuille blanche...il y a des éléments à profusion qui n'attendent qu'à être ceuillis dans ce beau texte...vas-y Ernest, fonce... et merci de tout coeur d'être là pour nous!!
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P
Et on compte sur toi pour l'écrire... cela va de soi! Belle palette de mots, en tout cas!
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E
Un texte qui montre combien l'être a besoin de tout ce qui lui est possible de posséder, le monde tel qu'il voudrait avoir en soi sans savoir qu'il le détient. Amis qui lisez ce texte, ne l'oubliez jamais.
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D
Ne reste plus qu'à l'écrire? Ce texte-ci me parâit déjà répondre à pas mal de critères; je l'ai lu, entendu résonner, il m'a donné des fourmis dans les doigts.
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