La miche de pain – Annick Veys

Publié le par Ernest J. Brooms

 

 

Ce matin, après le petit déjeuner,

En allant le journal chercher

Je n’ai pas remarqué

Les bottines à lacet.

Mais plutôt, un pain déposé

Devant la porte, par le boulanger.

J’ai bien été tentée

D’un croûton prélever

Mais je n’ai pas osé,

Etant rassasiée,

Cette belle miche entamer.

Au retour, peut-être, je le ferai,

Si, toutefois, la faim revenait.

L’idée m’est venue de la déplacer,

Voire même de la cacher.

Mais j’ai trop de Respect

Pour avec le Pain jouer.

Alors, le paquet j’ai laissé

Et ma route j’ai continué.

Le journal acheté

A la maison, je suis retournée.

Et, bien sûr, j’ai vérifié

La présence du paquet.

A mon grand désarroi,

Il n’était plus là.

Le pain était rentré,

Et peut-être, même, déjà mangé.

La marche, un petit creux m’avait fait

Je n’aurais pas de quoi le boucher.

Dommage ! Mais tant pis pour moi

Hésiter je ne devais pas.

C’est donc bien vrai, croyez moi :

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras…

 

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A
Super mignon....plein de poésie...ce n'est pas moi...qui a pris le pain....au plaisir de te lire encore...
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